Un homme est en garde à vue et deux flics le cuisinent. En douceur, sinon il risque de se verrouiller. L’homme s’appelle Polza Mancini, il a 38 ans, il est obèse et, avant de tout quitter pour tailler la route en direction de l’île de Pâques, il était écrivain. Maintenant, il est en garde à vue parce qu’il a fait quelque chose à Carole Oudinot, quelque chose de grave. Les flics sont là pour essayer de comprendre, et Polza se raconte, tranquillement. Parce que s’il se confesse, ce sera à sa manière, à ses conditions, et aux enquêteurs de l’écouter, de démêler le vrai du faux. Tout a commencé le jour où il a vu son père mourant. C’est là qu’est arrivé le premier blast… Techniquement, le blast est l’effet que provoque une explosion sur l’organisme. Son blast à lui, c’était dans la tête, et ça l’a « modifié ». Explication que les flics, plutôt portés sur la rigueur des faits, ont du mal à gober … S’ensuit un huis clos fascinant, d’où l’on s’évade au gré des souvenirs de Polza.
Une BD formidable, noire, glauque à souhait, où l’on suit l’errance de Polza, ce personnage à la fois attachant et répugnant, autiste et détraqué, …. On ne sait plus trop si il raconte la vérité, si il ment, si il délire complètement ou si au contraire il fait preuve d’une grande lucidité sur la vie… Manu Larcenet crée un univers en noir et blanc, très contrasté, parfois très sombre. Les seules touches de couleur, ce sont les Blast. À lire absolument !!!
Virginie
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