Le 1er mai 1891, malgré les interdictions patronales, les ouvriers grévistes ont décidé de défiler dans la cité textile de Fourmies (Nord), pour réclamer la journée de huit heures. La veille, affolés, les industriels des filatures ont sommé le maire de la ville, Auguste Bernier – lui-même directeur d’une usine – d’exiger du préfet l’envoi de la troupe. Deux régiments d’infanterie de ligne, les 84e et 145e, se mettent en position sur la place centrale de Fourmies, bordée par l’église, la mairie et la maison d’arrêt. En fin de journée, une foule revendicative déboule sur la place, un officier ordonne aux soldats de tirer… Neuf personnes meurent. Elles deviendront les martyrs de la cause socialiste naissante.
On plonge dans le monde ouvrier de la fin du 19ème siècle, avec une magnifique galerie de personnages. Le dessin en rouge et noir sert merveilleusement bien l’histoire. Un album splendide et engagé, à lire absolument.
Virginie

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