France, dans un futur (très) proche. La crise économique bat son plein. Après la nationalisation du secteur bancaire, la pénurie d’essence est devenue une réalité. Cette crise, Herbert Boris, dessinateur de bande dessinée, en déconnection perpétuelle avec ses contemporains, va désormais devoir l’affronter. D’autant que son éditeur met la clef sous la porte (plus personne n’achète de bandes dessinées). Notre héros doit chercher du travail. Devenu vélo-taxi, il rencontre une veuve qui l’engage pour restaurer un tableau… et plus si affinité. Il trouve chez elle un jerrican d’essence. Il décide alors d’aller retrouver son père, pour qu’il lui apprenne à jardiner. Il part alors avec son fils dans un voyage à travers la France en déclin…
C’est très particulier. Au début je me suis dis « le personnage principal fait un cauchemar, il va se réveiller. Ça ne peut pas être réel. » En fait, si. Ce n’était pas un rêve. Une fois qu’on accepte de plonger dans cette étrange réalité, ça va mieux. On commence à apprécier l’histoire. Ce qui fait peur, c’est qu’on imagine très facilement que cette situation pourrait très bientôt être vraie. C’est déstabilisant. La relation père-fils est aussi un thème très important tout au long du livre. Le regard de l’auteur sur ce sujet est assez beau et émouvant. À lire !
Fiona

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