Jour de fête chez les Garnier, c’est la communion des petites. Après un apéro qui semble relever de l’institution, le divin s’invite à la table : la fameuse Marie en plastique, bibelot mythique ramenée par la grand-mère bigote d’une virée à Lourdes, pleure des larmes de sang. Rien de tel pour donner un peu de piment à ce repas d’une famille qui n’en avait pas plus besoin que ça. Que faire de cette statuette ? Entre mamie cul-béni qui voit là un signe du tout puissant et papy Lénine qui propose de s’en séparer, la hache de guerre qui a été déterrée est maintenant cachée. Les femmes de la génération intermédiaire tentent bien d’éteindre le brasier, mais ne sont pas aidées par leurs maris, digne bataillon des lâches. Le tout sous le regard émerveillé des enfants qui comme souvent constituent dans pareil cas une population bien manipulable (pour leur bien il s’entend).
Les dialogues sont justes, les personnages truculents, les détails complètement réalistes ! Rigolo, populaire et tellement vrai….Une encore une chouette BD, qui fleure bon le terroir….
Virginie

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