« C’est moi qui ai tué Émerence. Je voulais la sauver, non la détruire, mais cela n’y change rien ». La Porte est une confession. La narratrice y retrace sa relation avec Émerence Szeredas, qui fut sa domestique pendant vingt ans. Tout les oppose : l’une est jeune, l’autre âgée ; l’une sait à peine lire, l’autre ne vit que par les mots ; l’une est forte tête mais d’une humilité rare, l’autre a l’orgueil de l’intellectuelle. Une femme étonnante que cette Émerence, hors norme, libre dans sa tête (à une époque où le régime politique hongrois ne permettait pas ou peu de l’être autrement), proche de Magda Szabo avec un amour sans failles. Emerence revendique farouchement sa liberté, ses silences, sa solitude, et refuse à quiconque l’accès à son domicile. Quels secrets se cachent derrière la porte ?
Un magnifique portrait de femme, triste et émouvant, avec la Hongrie communiste en toile de fond. À lire vraiment !
Virginie

Laisser un commentaire