Fabien est surveillant au Louvre. Il aime son métier. Il aime aussi Mathilde. Celle-ci le présente à sa famille. Non sans appréhension, car le clan Benion est un peu spécial. Il y a son père, Louis, qui est à la tête de l’entreprise familiale de meubles, et ses deux frères, Maxime et Joseph. Ils ne sont pas méchants, plutôt maladroits et ont un humour qui n’est pas forcément subtil. Le fait que Fabien travaille au Louvre est une coïncidence bienvenue, puisqu’ils viennent de retrouver au grenier, le tableau d’un aïeul, peint au XIXe siècle. C’est une affreuse toile représentant un pauvre clébard qui louche. Que vaut le travail de l’ancêtre ? demandent les Benion. Est-ce une croûte ou un chef-d’œuvre ? Fabien, bien emmerdé, botte vaguement en touche. Alors, pour les Benion, la cause est entendue, tant que l’inverse n’est pas prouvé, nul doute que le tableau ait sa place sur les cimaises du musée du Louvre ! Fabien espère que tout ça n’est qu’une lubie. Jusqu’au jour où, les deux frangins débarquent au Louvre et s’enquièrent de ses démarches. Le Chien qui louche au Louvre serait la preuve de son engagement pour marquer son entrée dans la famille Benion ! C’est de Monsieur André Balouchi que viendra le salut. Il est l’un des visiteurs les plus assidus du musée et fait partie de la très secrète République du Louvre, qui s’intéresse au bizarre, à l’aléatoire, à l’improbable…
Encore une super BD ! Davodeau s’intéresse encore aux petites gens, à leurs aventures plus ou moins ordinaires, avec tendresse et émotion. Se pose aussi la question de savoir comment on peut décider qu’un tableau a le droit ou non d’être accroché au Louvre. Le bouquin m’aussi permis de revisiter le Louvre, et ça c’est chouette !! Donc à lire évidemment !!
Virginie

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