« En avril 2006, sur le site internet de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA), je suis tombée sur un reportage tourné à Beyrouth en 1984. Les journalistes interrogeaient les habitants d’une rue située à proximité de la ligne de démarcation, qui coupait la ville en deux. Une femme, bloquée par les bombardements dans l’entrée de son appartement, a dit une phrase qui m’a bouleversé : » Vous savez, je pense qu’on est quand même, peut-être, plus ou moins, en sécurité, ici. « Cette femme, c’était ma grand-mère. » L »auteure relate son enfance au Liban dans les années 1980, et l’influence de la guerre sur la vie quotidienne à Beyrouth et sur l’image de la ville. Un soir où les conflits avaient repris de plus belle, les parents de Zeina furent bloqués chez ses grands-parents sans possibilité de rentrer, entourés qu’ils étaient de snipers et de bombes. Zeina et sa sœur furent donc livrées à elles-mêmes dans leur appartement, jusqu’à ce que les voisins de l’immeuble ne viennent se relayer pour prendre soin d’elles.
C’est juste le récit d’une nuit, une nuit inquiète et pleine de bombes, avec le regard d’une enfant : les peurs, l’espoir, le quotidien en temps de guerre. Et tout ça porté par un magnifique graphisme en noir et blanc. J’adore !
Virginie

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