À la faveur des petits événements ordinaires de sa vie professionnelle et personnelle (la recherche d’un vélo disparu, une réunion de travail au sommet d’une tour de bureaux, etc.), un quadragénaire se laisse aller à des escapades impromptues au hasard de la géographie urbaine, sur les innombrables chemins de traverse qu’offre la grande ville – pour peu qu’on sache les voir et s’y abandonner… Une balade après l’autre, cette pulsion vagabonde prendra bientôt les allures d’un cheminement sentimental au fil des méandres de la mémoire, ponctuées d’images inopinément ressurgies de l’enfance et de la jeunesse du promeneur. Parce que se promener, c’est marcher sans but, libre de son allure, libre de s’arrêter et de découvrir des choses qui nous échappaient jusque là.
C’est une BD magnifique, très touchante et très nostalgique aussi. Les dessins en noir et blanc sont splendides ! Plein de détails infimes, des perspectives immenses, un trait fin, des gros plans… À lire absolument, surtout lorsqu’on a déjà fait l’expérience de ce repli sur soi et ses pensées qu’on arrive à atteindre lorsqu’on marche, juste pour marcher.
Virginie

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