Ce qui intéresse Jean-Claude Izzo, ce n’est pas tant de décrire que de comprendre la misère. Alors, quand il décide d’écrire la déroute de Rico, un SDF, il remonte aux sources, aux causes quasi imperceptibles bien qu’enracinées dans le quotidien. Ainsi, pour Rico, tout commence lorsque Sophie le quitte et qu’il finit par se quitter lui-même, se retrouvant très vite à la rue. C’est alors la débrouille pour se chauffer le coeur et les os. C’est son ami Titi, qui meurt emporté par l’hiver. Et c’est surtout cette idée : quitte à mourir, autant le faire au soleil et dans la ville de Léa, son premier amour.
J’adore Izzo. J’aime ce qu’il dit, sa vision du monde, son écriture. Le soleil des mourants est un très beau livre qui parle des SDF sans être fleur bleue, plein de pitié ou de bons sentiments. À lire.
Fiona

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