« Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l’absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d’un prénom, d’une image, d’un mot. Je travaille avec les douleurs d’hier et celles d’aujourd’hui. Les confidences.
Et la peur de mourir. Cela fait partie de mon métier. Mais ce qui continue de m’étonner, ce qui me sidère même, ce qui encore aujourd’hui, après plus de dix ans de pratique, me coupe parfois littéralement le souffle, c’est la pérennité des douleurs d’enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s’efface pas. » Michka est en train de perdre peu à peu l’usage de la parole. Autour d’elles, deux personnes se retrouvent : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme, l’orthophoniste chargé de la suivre.
Delphine De Vigan a écrit ce livre après Les loyautés. Je pense que l’essence de ce roman m’a échappé, j’ai dû le lire trop vite, je n’étais pas dans le bon état d’esprit. Ce livre a un pouvoir que je n’ai pas su capter mais je le relirais dans quelques temps, c’est sur !
Fiona
PS : J’ai acheté ce bouquin lors de ma première visite dans une petite librairie qui vient juste d’ouvrir dans mon quartier !

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