Erlendur est entré dans la police de proximité après s’être longtemps cherché. Cet été là, il travaille dans la patrouille de nuit avec deux jeunes embauchés pour la saison. Leur quotidien, ce sont les bagarres d’alcoolos, les accidents d’alcoolo et les alcoolos qui frappent leur femme. Mais Les nuits se sont aussi les sans domicile fixe, errant sur les places, prenant le soleil la journée, carburant à l’alcool à 70°, se frictionnant à l’occasion et cherchant un toit, le soir venu. Dans ce contexte de quart monde, Erlendur s’interroge sur Hannibal, retrouvé noyé dans un canal, à quelques mètres du caisson en ciment qui l’abritait. Rien n’indique un meurtre, encore moins un assassinat. Mais bon, il est comme ça : il ne supporte pas que les faibles, les fragiles soient ainsi maltraités. Et puis les disparitions, c’est son dada, son cauchemar également.
Pas de course poursuite, pas de flingues, juste une enquête très maîtrisée, un portrait de Reykjavik qui sonne très juste, et des réflexions sur la vie qui frôlent la philosophie. Moi j’adore ! En plus, ce bouquin-là, Arnaldur lui-même me l’a dédicacé à Étonnants voyageurs…. Et j’en suis pas peu fière …
Virginie

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