En rupture avec son passé, Fin Macleod retourne sur son île natale de Lewis. La mort tragique de son jeune fils a pulvérisé son mariage, impuissant et résigné, il a quitté la police. La lande balayée par les vents, la fureur de l’océan qui s’abat sur le rivage, les voix gaéliques de ses ancêtres qui s’élèvent : il pense pouvoir ici retrouver un sens à sa vie. Mais, Fin à peine arrivé, on découvre le cadavre d’un jeune homme, miraculeusement préservé par la tourbière. Les analyses ADN relient le corps à Tormod Macdonald, le père de son amour de jeunesse de Fin, et font de lui le suspect n° 1. C’est une course contre la montre qui s’engage alors : l’inspecteur principal est attendu sur l’île pour mener l’enquête et il n’épargnera pas le vieil homme, atteint de démence sénile. Au rythme des souvenirs qui traversent l’esprit malade de Tormod, le passé resurgit, douloureux, dramatique, et dévoile le sort que la société écossaise a réservé pendant des décennies aux « homers », ces enfants orphelins ou abandonnés que l’église catholique envoyait sur les îles Hébrides.
Encore un polar génial de Peter May, qui fait suite à « l’île des chasseurs d’oiseaux ». Les personnages sont toujours aussi attachants, l’écriture est superbe, l’intrigue bien menée… Et toujours ces descriptions magnifiques de ces îles Hébrides battues parles vents d’Écosse…
Virginie

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