Il s’agit d’une adaptation du roman de Stevenson, l’île au trésor, dans une banlieue pas très gaie au milieu de laquelle un quartier est en reconstruction. Dans un café-restaurant-hôtel à proximité, les conversations entre les habitués vont bon train. L’arrivée d’un gros homme, à l’air inquiétant et tenant en main un étui à violon, impose le silence. Il souhaite louer une chambre pour quelques jours. Prenant à part Jacquot, la fillette du propriétaire, l’individu est à la fois menaçant et affolé : il redoute la venue d’un homme avec une canne au pommeau d’argent… Le boiteux viendra plus tard, il s’appelle Petit Jean Dargent. Jacquot a juste le temps de prendre la poudre d’escampette avec ses amis du troquet, un précieux papier en poche. Dessus, pas de carte au trésor, mais des informations permettant de mettre la main sur un joli magot sous forme de mallettes remplies de billets cachées dans le chantier de démolition proche de l’hôtel.
Une BD noire, qui questionne sur le bien et le mal, notamment grâce à la petite Jacquot. Vraiment sympa, le dessin presque naïf et les couleurs très sombres sont surprenants, mais je préférais quand même d’autres albums de Stassen, comme par exemple le « bar du vieux français ».
Virginie

Laisser un commentaire