
» Je m’appelle Estela, vous m’entendez ? Es-te-la Gar-cí-a. « *
La fillette meurt. Voici le fait par lequel Estela commence son récit. Estela, qui a quitté sa famille dans le sud du Chili pour la capitale où elle travaille comme employée de maison. Estela, qui s’est occupée pendant sept ans de la jeune victime, l’a bercée, nourrie, rassurée, grondée aussi. Qui connaît chaque étape ayant mené au drame : la chienne, les rats, les aveux, le poison, le pistolet. Chaque étape jusqu’à l’inéluctable.
Un roman très bien construit, avec des personnages forts. C’est aussi très bien écrit, prenant, parfois brutal et déstabilisant,. Un beau roman qui dénonce les rapports de classe et les inégalités sociales, et qui met en avant le « peuple des invisibles ». À lire !
Virginie

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