
Hugon, seigneur de Bure, être cruel et tyrannique, marque son temps et sa lignée au fer rouge avec la bénédiction de l’Église. Encore adolescent, il n’hésite pas à accuser un innocent afin de couvrir un crime que lui-même venait de commettre. Un simulacre de procès conduira le pauvre homme au bûcher, où il brûlera sous les yeux de Gala, sa fille à la beauté irradiante. De ce jour, recluse dans les bois de Bénévent, Gala s’ensauvage.
Un jour, Hugon la soumet. De ce viol naissent trois enfants. Chaque nourrisson porte au cou la marque du seigneur de Bure, un coquelicot cousu à même la peau. L’accoucheuse abandonne Éphraïm, garçon aux yeux vairons, sur le seuil d’un prieuré où un bénédictin l’élèvera comme son fils. La dernière nouvelle-née, laissée pour morte, sera l’idiote, l’attardée surnommée Mange-Ciel. Et Reine sera confiée à Clarisse de Bure, épouse du seigneur, qui se croit stérile. Les années passent et quand Reine attend la naissance de son premier bébé, elle le sait déjà : L’enfant serait le bras armé de sa vengeance.
Une fresque médiévale qui se dévore en quelques heures. Un conte cruel, riche en sensations, en descriptions de la nature sauvage mais aussi de la violence de l’époque, et magnifiquement écrit. J’ai beaucoup aimé !
Virginie

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