Un jeune bidasse russe revient de son service militaire en Tchétchénie le visage monstrueusement brûlé après l’attaque de son tank. Pour oublier, Kostia, dont le visage terrorise les enfants, se met à boire comme seuls les Russes savent le faire : à mort. Il suit en cela l’enseignement d’un peintre raté qui lui a appris deux choses : boire de la vodka sans simagrées et ouvrir ses yeux au monde pour mieux le peindre.Avec deux de ses camarades, il part à la recherche du quatrième rescapé de l’équipage de tankistes qu’ils formaient en Tchétchénie. Dans leur périple à travers les villes russes, leurs gares, leurs rues, leurs faunes, Kostia mettra en pratique la seconde leçon essentielle de son maître : apprendre à voir, donc à dessiner, donc à vivre.
Un road-movie tragique et touchant. L’écriture est hachée, parfois un peu décousue. Mais ce tout petit bouquin, bien qu’il soit très dérangeant, est difficile à lâcher quand on a mis le nez dedans…
Virginie

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